Par Jean-René LAGET, Directeur des publications (source dtom.fr)

Le Gaulliste Claude LEROUX, ex élu Grassois (Adjoint, Premier Adjoint, Conseiller Général) et patron du RPR Grasse de première génération n’est plus. 

Celui-ci s’est éteint à l’âge de 85 ans le Samedi 28 Mai 2016 « dans la villa familiale de la rue des Roses à Grasse » comme l’a révélé le quotidien Nice Matin dans son Edition Grasse du Lundi 30 Mai 2016.  

Une veille de jour de Fête des Mères qu’il ne passait déjà plus avec Annie dont il était veuf, mère de leur fille Sylvie et grand-mère de leur petit fils Jean-Charles.  

Ses obsèques auront lieu Vendredi 3 Juin 2016 à la Cathédrale Notre Dame du Puy de Grasse à 10h15.

Dtom.fr va vous raconter cette époque de la vie politique grassoise et maralpine, une époque dont les deux seuls témoins les plus directs encore en vie, car ses adversaires, sont le Sénateur Jean-Pierre LELEUX et le désormais blogueur Henri-Philippe GOBY. 

Claude LEROUX, une histoire grassoise : 

A la base, Claude LEROUX ne s’était pas fait connaître par la Politique mais comme conseiller en gestion d’affaires et plus précisément en courtage en parfumerie *, affaire familiale qu’il avait grandement développée jusqu’au moment où l’appel de l’engagement politique avait été très fort, plus fort. 

« Le Capitalisme dans l’Industrie Grassoise des Matières Premières Aromatiques »

par G. LUBEIGT (lien)

et dans : « La Répartition des Actionnaires de la Parfumerie Grassoise (Alpes Maritimes)

par D. BALDUCCI (lien 2

Longtemps Président de la Grassoise de HLM, les Grassoises et les Grassois, notamment parmi les plus anciens, se souviennent d’un homme très actif et dévoué envers la population. 

A ce sujet, le Maire de Grasse, Vice-Président du Conseil Départemental des Alpes Maritimes et Président de la CAPG, Jérôme VIAUD, à la tête d’une majorité comprenant LR (descendance du premier RPR), RPF Officiel, DLF et UDI, qui lui succéda des années plus tard comme Conseiller Général du Canton de Grasse Nord le 14 Décembre 2008, devenant benjamin du Conseil Général et dernier Conseiller Général du canton en 2011 avant l’annonce de son remplacement par le Canton de Grasse I, a déclaré dans Nice Matin : 

« (saluer) l’homme d’engagement pour sa ville, aussi bien que de conviction dans les rangs du RPR, dont il était le responsable de la section grassoise ». 

Il a également ajouté sur son site personnel : 

« Je tiens à rendre un dernier hommage à Monsieur Claude LEROUX décédé Samedi 28 Mai 2016.

Au-delà de ma tristesse, je veux rappeler qu’il fut un homme de conviction et d’engagement.

Compagnon du RPR nous partagions de nombreuses valeurs communes.

Sans vouloir rappeler son parcours, je tiens à souligner, qu’il avait été décoré de l’Ordre du Mérite par Charles Pasqua, Adjoint à l’urbanisme auprès d’Hervé de Fontmichel en 1983, il a été son premier adjoint en 1988.

Il avait également été élu conseiller général dans le canton de Grasse-Nord de 1994 à 1998.

Les Grassois qui l’ont bien connu se souviendront d’un homme engagé pour la ville de Grasse qu’il aima passionnément.

Au nom de tous ceux qui l’ont connu, j’adresse mes condoléances et mes vœux de courage à sa famille.

Ses obsèques seront célébrés Vendredi 3 Juin à 10h15 en la Cathédrale de Grasse. » 

Claude LEROUX, photo postée par l'actuel Maire de Grasse Jérôme VIAUD sur son site personnel - cliquer dessus pour agrandissement

Claude LEROUX, photo postée par l’actuel Maire de Grasse Jérôme VIAUD sur son site personnel – cliquer dessus pour agrandissement

Egalement membre des Vieilles Familles Grassoises, le Gaulliste s’était tourné vers le prolongement de l’engagement envers sa commune et autrui, la Politique, en devenant en 1983 l’Adjoint à l’Urbanisme du Maire UDF – Parti Radical Hervé DE FONTMICHEL (décédé le 8 Août 2011) battu par puis vainqueur du Maire PCF Georges Vassallo (décédé le 26 Septembre 2008) puis en 1988 Premier Adjoint lors du nouveau mandat après la municipale partielle de 1987 où le Maire centriste adoubé par le RPR s’était également tourné… vers le FN, expérience malheureuse comme Dreux en 1983 mais sans grande durée.  

Cela avait été possible avec la disgrâce progressive d’un autre RPR, le Doyen de la Faculté de Médecine de Nice (1974-1983) et chirurgien Henri RICHELME (décédé le 16 Décembre 2003), qui avait lui même occupé cette fonction de premier adjoint.

Mais alors que le déclin politique du premier premier adjoint des deux éminents membres du Rassemblement Pour la République grassois devenait inévitable, notamment après avoir été l’une des causes de l’élection d’un maire communiste pour la Capitale des Parfums et par soif de conquête du Pouvoir Municipal, le deuxième percevait la chance de rétablir la dominance de la Droite sur le Centre dans la Sous-Préfecture des Alpes Maritimes, dominance perdue en 1951 à l’échelle de la commune et le 17 Décembre 1971 avec la mort prématurée du Gaulliste Pierre ZILLER, Maire de Grasse (1947-1951), Conseiller Général de l’unique canton de Grasse à l’époque (1949-1955 et 1961-1971) et Député de la sixième circonscription d’alors (qui n’a plus rien avoir avec celle d’aujourd’hui) de 1958 à 1971.  

L’envoyé de deux des maires de Nice à l’époque, Jean et Jacques MEDECIN, Hervé COURT DE FONTMICHEL (qui avait été le benjamin du Conseil Municipal de Nice en 1965, chargé de la Culture et de la Jeunesse) avait eu tout le loisir de s’installer politiquement sur Grasse et d’installer un centrisme détonnant (alliances avec l’Extrême Droite, propos polémiques de 1971 et ceux de l’Eté 1973 dans le Nouvel Observateur, Nouvel Obs qui mettait en évidence l’existence d’un « triangle brun » entre Nice, Cannes et Grasse, notamment suite aux événements du 12 Juin 1973 en Centre-Ville.  

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Claude LEROUX vit la chance tourner, venant d’un décret du 31 Janvier 1985, doublant le canton de Grasse en « Grasse Nord » et « Grasse Sud », remplacés en 2015 par « Grasse I » et « Grasse II ».  

Turbulences pour RICHELME, premier Conseiller Général du Canton de Grasse Nord de 1985-1992, lente descente aux enfers pour COURT DE FONTMICHEL, son deuxième élu de 1992-1994 devant lâcher la barre stratégique de ce canton comprenant le secteur de Centre-Ville et du Nord de la ville pour cause de cumul des mandats, un cumul des mandats fatal qui, par inconscience, l’a trop éloigné des affaires grassoises. 

En 1994, Claude LEROUX était bien décidé à saisir sa chance, après l’élection manquée en 1992, celle du Maire de Grasse de l’époque dans une triangulaire UDF/RPR/FN, les deux candidats communiste et socialiste et les deux candidats écologistes ayant été éliminés au premier tour. 

Il avait cette année là échoué de très peu face au Maire de Grasse (40,30% – 2803 voix contre 42,02% – 2923 voix, handicapé par le fait de cette triangulaire face au FN TEISSEIRE et ses 17,68% – 1230 voix)

Pari réussi faisant revenir dans le jeu politique grassois la formation de Jacques CHIRAC, espoir pour les Municipales de 1995. Claude LEROUX pensait alors l’ultime victoire possible. 

RPR le Rassemblement Pour la République

RPR le Rassemblement Pour la République

1995, cette victoire « volée » à cause de RICHELME : 

Mais c’était sans compter sur l’ambition d’un autre homme, celle du jeune Premier Adjoint villiériste du Maire sortant, Jean-Pierre LELEUX. Cette année 1994 était aussi l’année du succès pour le Vicomte Philippe de VILLIERS aux Européennes du 12 Juin 1994, succès auquel Jean-Pierre LELEUX avait déjà contribué comme candidat lors de cette élection. 

Fort de ses 2.404.105 voix (12,34%) obtenues et 13 sièges (devant Jean-Marie LE PEN et le FN, Bernard TAPIE et le MRG (ancêtre du PRG) et à peine derrière Michel ROCARD et le PS), l’homme politique vendéen du NON à Maastricht en 1992 aux côtés de Philippe SEGUIN et Charles PASQUA (à l’époque toujours RPR, ce même Charles PASQUA, figure grassoise qui décora de l’Ordre National du Mérite… Claude LEROUX) décida de fonder le 20 Novembre 1994 à la Maison de la Chimie à Paris le MPF, Mouvement Pour la France.  

Le MPF et le Vendée Globe - le logo du parti à l'époque.

Le MPF et le Vendée Globe – le logo du parti à l’époque.

Atteint de problèmes de santé et plus impopulaire que jamais, l’incertitude sur un nouveau mandat de et pour Hervé de FONTMICHEL poussa le Conseiller Général villiériste du Canton Sud (élu depuis 1986) à se présenter aux Municipales de 1995, chose que n’avait pas prévu le Gaulliste LEROUX. 

Ainsi, l’élection Municipale du premier tour du 11 Juin 1995, également année de Présidentielle, allait réserver son lot de surprises et d’affrontements inédits :

deux RPR, un officiel (Claude LEROUX), un dissident (Henri RICHELME, usant une dernière fois de son pouvoir de nuisance), l’UDF officielle comme officieuse (Hervé de FONTMICHEL), un MPF pour la toute première fois (Jean-Pierre LELEUX), un FN issu du RPR, fraîchement établi à Grasse (Jean-Marc DEGIOANNI), un « libéral » faisant passer le FN pour un parti gauchiste (Denis-Marie CINTURA), un PCF seul candidat de Gauche (Claude Mayaffre)… mais bien seul aussi, sans autre soutien de Gauche et un candidat Divers Droite (Henry-Philippe GOBY) au nom illustre de famille grassoise, faisant lui aussi entrer dans la place une nouvelle formation issue elle aussi de l’année 1994, le MEI, Mouvement Ecologiste Indépendant de l’ancien Les Verts, Antoine WAECHTER. 

Le soir du 11 Juin 1995, le Premier Adjoint sortant MPF LELEUX arriva en tête avec 18,92% (3019 voix), suivi de très près par le Conseiller Général RPR LEROUX avec 18,43% (2941 voix). 

Claude LEROUX en 1995

Claude LEROUX en 1995

Le candidat PCF et conseiller municipal d’opposition Mayaffre créa une double deuxième surprise en arrivant troisième avec 17,96% (2865 voix), sans soutien du PS et avec un Parti Communiste Français à bout de souffle et en dépassant le Maire sortant UDF, de FONTMICHEL et ses 13,27% (2117 voix), croyant cependant pouvoir renverser la table comme il l’avait toujours fait tout au long de sa carrière politique. 

Le Doyen RICHELME, Conseiller Régional dissident RPR arriva en cinquième position avec 12,99% (2073 voix), aussi mauvaise surprise pour LEROUX que pour DE FONTMICHEL, déjà parce que pouvant se maintenir du fait de son score. 

Sa position ambiguë pour le second tour ne fera que confirmer leurs craintes. 

En sixième position, une autre mauvaise surprise, celle d’un FN supposé « discrédité » à cause de ses alliances avec le centre fédéraliste municipal et dont la tête de liste était encore bien inconnue des Grassois, Jean-Marc DEGIOANNI avec ses 7,43% (1185 voix), un réservoir de voix évident pour le candidat du MPF puisque le frontiste n’avait pas atteint les 10% pour se maintenir. 

En septième position, une cette fois-ci mauvaise nouvelle uniquement pour le Maire sortant, le DVD-MEI Henry-Philippe GOBY, celui s’étant autoproclamé du fait de ses initiales le « Héros Pour Grasse », mauvaise nouvelle pour DE FONTMICHEL tant ce dernier lui avait mené la vie dure pendant plusieurs années, commentant systématiquement auprès des Grassois le moindre de ses faux pas. 

Et en dernière position, le libéral extrémiste Denis-Marie CINTURA, autre probable réservoir de voix pour Jean-Pierre LELEUX. 

Après une semaine très agitée et un PS, grand absent du premier tour, dirigé par José Soria et voulant arriver comme le chevalier blanc sauvant le soldat Mayaffre… ou plutôt l’enfonçant, le deuxième tour des Municipales de 1995, celui du 18 Juin 1995 laissa à jamais un goût amer au parti gaulliste du nouveau Président de la République, Jacques CHIRAC. 

Elu Maire de Grasse, Jean-Pierre LELEUX creusa l’écart pour arriver en tête avec 35,05% (5822 voix) devant Claude LEROUX, sonné avec 28,47% (4729 voix). La parenthèse centriste grassoise se referma avec la reculade du Maire sortant à 12,97% (mais 38 voix de plus qu’au premier tour, 2155 voix). 

Claude Mayaffre recula de son côté à 10,77% (1641 voix). 

La fin de carrière politique du Gaulliste Grassois venait de débuter :  

Toujours Conseiller Général du Canton Nord, l’heure n’était pas encore à la réunion de la Droite au sein de la Capitale des Parfums, elle était même plus divisée que jamais. Pour la première fois DE FONTMICHEL se retrouva à siéger dans l’opposition face à un maire de Droite. 

Claude LEROUX décida également de continuer de siéger dans l’opposition, croyant pouvoir retourner à terme la situation en sa faveur. 

Certes, Jean-Pierre LELEUX avait été élu Maire de Grasse, mais le Président Départemental du MPF 06 semblait alors bien esseulé dans le paysage politique local, devant également coexister depuis cette même élection municipale avec une autre curiosité maralpine voisine, aux mêmes ambitions que lui, la Maire du Cannet membre du Parti Républicain, Michèle TABAROT, vainqueur du Maire RPR, Pierre BACHELET en 1995 et d’un de ses amis aux Cantonales de 1994. 

Des trajectoires assez identiques vouées tôt ou tard à s’affronter aux Législatives de 2002. 

Mais Jacques CHIRAC et Dominique de VILLEPIN décidèrent plus tôt que tard, en procédant à la dissolution de l’Assemblée Nationale, provoquant ainsi des élections législatives anticipées. 

La plus jeune adjointe au Maire de France en 1983 à 20 ans, réunissant en plus les soutiens officiels du RPR et de l’UDF, décida de se lancer dans la course, tout comme le villiériste grassois, le Maire Les Verts de Mouans Sartoux, terreur du bassin grassois réélue avec un score soviétique, André Aschiéri et le sortant BACHELET, lâché de tous les côtés… ou presque.  

La candidate PR-RPR-UDF décida d’ouvrir son ticket au déjà Premier Adjoint dissident du Maire de Grasse, Paul FOURQUET tandis que le candidat MPF, jusqu’alors député suppléant de Pierre BACHELET (depuis 1993), récupéra la Conseillère Municipale cannettanne Danielle DEESENS. 

Le Député sortant, élu dans cette circonscription depuis trente années, était bien décidé à la conserver, lui qui avait été réélu le 28 Mars 1993 avec 69,73% des suffrages exprimés face au FN Pierre FAUVERT, faisant mieux que le 12 Juin 1988 et ses 62,59% face au PS Francis Giolitti et proposa à Claude LEROUX de faire équipe avec lui. 

Alors que donnée initialement grande favorite, Michèle TABAROT vit l’élection tourner court au 1er tour du 25 Mai 1997. 

Très peu gêné sur sa gauche, André Aschieri, faisant ticket avec le grassois Jean-Raymond Vinciguerra, futur Conseiller Général Les Verts du Canton de Grasse Sud, arriva en tête avec 27,92% (15.696 voix) et se retrouva au second tour face au… FN de Dominique VIDAL et ses 22,10% (12.424 voix). 

Michèle TABAROT n’arriva que troisième avec 19,25% (10.822 voix). Maigre consolation pour Claude LEROUX, son ticket avec BACHELET arriva quatrième avec 10,52% (5915 voix) devant Jean-Pierre LELEUX ,8,91% (5010 voix), à peine devant la nouvelle figure du PCF grassois Paul Euzière et ses 6,53% (3671 voix). 

Au second tour, c’est sans surprise que le Maire de Mouans Sartoux fut élu Député de la 9° Circonscription avec 56,28% face au FN et ses 43,72%. 

Cantonales 1998 : tel un Kiscool, le FN en faucheuse double effet du RPR : 

Pour Claude LEROUX, l’année 1998 était celle du quitte ou double : rempiler pour s’imposer en 2001 alors que son ticket à la députation en 1997 avait été plus populaire que celui de son vainqueur de 1995, subissant sa première grosse défaite ou finir par disparaître. 

Cela semblait bien parti : un quasi inconnu, Thierry Lautard comme candidat du PS, un FN, certes en force aux Législatives de 1997, mais qui ne devait pas énormément briller. 

Certes le FN avait récolté quelques mairies en 1995, mais c’était le Var, le Vaucluse et les Bouches du Rhône, pas les Alpes Maritimes. Qu’est-ce que son candidat, Didier Signolet, pouvait bien drainer comme électorat ? 

Le seul candidat susceptible de peser devait être le PCF Gilbert Andruccioli, particulièrement impliqué dans les médias du Pays Grassois, à la tête de la Radio Agora Côte d’Azur. 

Et puis, pas de candidat UDF ni de candidat MPF. Rassurant… mais « suspect » pour plus d’un Grassois averti. 

Seules candidatures surprenantes, celles de deux DVD, Michel VOYNNET et Serge MAUREL, mais surtout celle d’un revenant et virulent adversaire de DE FONTMICHEL, un déjà bien lointain souvenir, Jean-Farell ALLARD et son RCG, pour Rassemblement des Contribuables Grassois.  

Tout ça ne devait pas aller bien loin… en théorie.

Car le soir du 1er tour du 15 Mars 1998 fut un véritable choc : 

le FN en tête au premier tour avec 24,14% (1718 voix) devant Claude LEROUX (22,89% – 1629 voix), lui même à peine devant… le PS, ce PS qui n’a jamais rien fait de bien brillant sur Grasse, d’un coup propulsé à… 20,32% (1446 voix). Quant à Andruccioli, ce dernier était tombé à un étonnant 9,33% soit 664 voix. 

Etonnants aussi ces 7,32% (521 voix), 7,28% (518 voix) et 6,24% (444 voix) respectifs à VOYNNET, ALLARD et MAUREL, soit un réservoir de voix de 20,84% (1483 voix), plus encore que le troisième candidat qualifié. 

Et des rumeurs se mirent à courir dans Grasse sur ceux qui voulaient la chute définitive de LEROUX, ce gênant LEROUX. Gênant oui, mais pour qui ? 

Des rumeurs se mirent aussi bien à courir que le candidat PS était anormalement élevé. 

Fallait-il être loyal à Droite et faire réélire Claude LEROUX… ou bien fallait-il faire élire un PS ou pire, un FN pour être sûrs d’abattre définitivement le Rassemblement Pour la République dans la Capitale des Parfums et le faire se ranger pour 2001 ? 

Enfin, un certain Hébrard, se définissant comme « Divers Ecologiste » terminait la marche à 2,47% soit 176 voix. 

Les rumeurs furent encore plus persistantes le soir du 2° tour, le 22 Mars 1998 quand fut élu le socialiste Lautard avec 37,06% (2529 voix), largement en tête devant le RPR et ses 31,49% (2149 voix), lui même devant le FN… de seulement 3 voix (31,45% – 2146 voix). 

Mais comme l’ancien socialiste et désormais Les Verts Jean-Raymond Vinciguerra avait été élu le soir même dans le Canton Sud avec 37,27% (3493 voix) devant le Maire MPF de Grasse Jean-Pierre LELEUX et ses 35,92% (3367 voix) alors que pourtant bien en tête au premier tour, et devant le FN Daniel RIOUX (21,12% – 2076 voix), et que le Conseiller Général sortant avait sans doute été battu à cause des Divers Droite Gilbert PIBOU, Maire de Pégomas et Paul FOURQUET, Premier Adjoint dissident de Grasse, tout le monde trouva la chose finalement… « normale ». 

Claude LEROUX termina sa carrière politique comme simple Conseiller Municipal d’opposition avant d’y mettre un terme définitif en 2001. 

Malgré cela, il reste pour de nombreux Grassois un homme droit, affable, courageux, capable de faire bouger beaucoup de lignes. 

Est-ce que la deuxième génération de RPR lui trouvera un remplaçant à la hauteur…

wait and see…